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| Les principes généraux de l'intéressement | La détermination des critères de calcul de l'intéressement |
Les principes fondamentaux de l'intéressement
Exonération de cotisations sociales pour les indemnités versées au titre de l'intéressement
Les indemnités attribuées aux salariés sont exonérées de cotisations sociales mais sont soumises à CSG et CRDS (article L. 3315-1 à L. 3315-3 du Code du travail).
CSG et CRDS sont précomptées, après abattement forfaitaire de 3 %, dès la répartition individuelle des droits entre les salariés.
Les sommes sont soumises à l'impôt sur le revenu dès que le salarié en a la libre disposition, c'est-à-dire l'année où elles sont effectivement versées (art. L. 3315-1 du Code du travail et 158 du Code général des impôts).
L'exonération de cotisations sociales est soumise au respect des principes fondamentaux suivants (articles L. 3314-1 et suivants du Code du travail) :
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formule de calcul liée aux résultats ou aux performances de l'entreprise,
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caractère aléatoire de la formule de calcul de l’intéressement,
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caractère collectif du système de l’intéressement,
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plafonnement des primes d'intéressement,
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non substitution à un élément de salaire,
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dépôt de l'accord auprès de la DDTEFP.
Calcul de l'intéressement lié aux résultats ou aux performances de l'entreprise
La formule de calcul doit faire appel à des critères ou ratios mesurables liés aux résultats (bénéfice, résultat d'exploitation, comptable ou fiscal, valeur ajoutée,..) ou aux performances (productivité, atteinte d'objectifs sécurité, qualité, service aux clients, rebus, stocks, etc.).
Caractère aléatoire de la formule de calcul de l'intéressement
Toute formule aboutissant à un résultat certain et prédéterminé est illicite et entraîne la réintégration des sommes attribuées dans l'assiette des cotisations et de l'impôt sur le revenu (circ. interministérielle du 14 septembre 2005).
La Cour de Cassation a précisé qu'au moins un paramètre de la formule de calcul de l'intéressement devait avoir un caractère aléatoire (cass soc. n° 00-22.101 du 2 juillet 2003).
Par ailleurs, l'accord d’intéressement a une durée de trois ans, ce qui renforce le principe aléatoire du résultat.
Caractère collectif du système de l'intéressement
L'ensemble des salariés a droit à l'intéressement y compris :
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les apprentis,
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et les salariés détachés à l'étranger.
Le caractère collectif peut se limiter à l'établissement ou l'unité de travail. Autrement dit, les modalités de calcul peuvent varier suivant les établissements, et, à l'intérieur des établissements, selon les unités de travail (art L. 3314-1 du Code du travail et circ. interministérielle du 14 septembre 2005).
Une unité de travail se caractérise par 3 critères :
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les salariés sont placés sous le commandement du même encadrement,
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ils travaillent habituellement ensemble,
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ils ont des tâches et des conditions de travail proches ou analogues.
Bon à savoir Suivant une circulaire interministérielle du 9 mai 1995, l'unité de travail renvoie à différentes structures propres à l'activité de l'entreprise : bureau, chantier, magasin, service, atelier, unité de production. |
Avis du guide des salaires
La répartition différenciée suivant les unités de travail ne doit pas être attaquable pour cause de discrimination à l'égard d'une catégorie de personnel dans les accords signés. Direction et comité d’entreprise doivent donc être vigilants sur ce point.
Auteur : D. Lamuré, consultant RH, cabinet FPC
Plafonnement des primes d'intéressement
Le total des primes distribuées au titre de l'intéressement ne doit pas dépasser, pour une année, 20 % de la masse salariale brute (art. L. 3314-8 du Code du travail).
Par ailleurs, le montant individuellement accordé à un salarié ne peut excéder la moitié du plafond annuel de sécurité sociale (16 638 € en 2008, apprécié au prorata-temporis en cas d'année incomplète).
Non substitution à un élément de salaire
Les sommes versées en application de l'accord ne peuvent pas remplacer (même partiellement) aucun élément de salaire existant ou qui deviendrait obligatoire en raison de l'application de règles conventionnelles (art. L. 3312-4 du Code du travail).
Avis du guide des salaires
La plus grande précaution s'impose ! De nombreuses décisions de jurisprudence confirment le principe de la non-substitution, même si la substitution est plus favorable au salarié.
Auteur : D. Lamuré, consultant RH, cabinet FPC
Signature et dépôt de l'accord d'intéressement
Exigence d'un double délai :
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L'accord d'intéressement doit être conclu dans les 6 premiers mois de la période de calcul de la formule (art. L. 3314-4 du Code du travail).
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L'accord doit être déposé à la DDTEFP du lieu où il a été conclu dans les 15 jours de sa conclusion (art. L. 3313-3 du Code du travail). L'exonération des charges sociales et fiscales attachées à l'intéressement sont accordées sous condition de ce dépôt dans les délais requis (circ. interministérielle du 14 septembre 2005). L’administration dispose d’un délai de 4 mois, à compter du dépôt, pour vérifier la légalité de l’accord (L. n° 2006-1700 du 30 décembre 2006).
Bon à savoir Un accord déposé hors délai produit ses effets (les primes sont dues) mais n'ouvre pas droit aux exonérations de charges sociales et fiscales pour les périodes antérieures au dépôt (art. L. 3315-5 du Code du travail). |
Textes applicables Code du travail (articles en vigueur au 1er mai 2008) Art. L. 3312-4 Art. L. 3313-1 et suivants Art. L. 3314-1 et suivants Art. L. 3315-1 et suivants
Auteur : D. Lamuré, consultant RH, cabinet FPC |
