1. Comment sont constituées les données présentées sur le site ?

Notre méthodologie s’appuie sur un échantillon de près de 250 entreprises représentatives de l’ensemble des fonctions, des secteurs d’activité et des régions en France. Ainsi notre enquête annuelle rend compte d’une réalité des rémunérations pratiquées dans les entreprises.

Les 121 fonctions ont été sélectionnées en prenant compte des modes d’organisation d’entreprises ou unités qui constituent le tissu économique et social français.
L’ensemble des données de rémunération est traité de manière statistique de manière à obtenir un découpage très fin des résultats obtenus (calculs de moyennes, médianes, déciles, quartiles, etc.).

Plus de 60 000 données salariales sont collectées chaque année et permettent d’étudier ainsi 121 fonctions dans 17 grands secteurs d’activité regroupant 60 codes NAF.

2. Comment se déroule l’enquête ?

Une fois notre échantillon d’entreprises constitué et recruté, nous leur adressons au cours du 1er trimestre de chaque année, un dossier confidentiel nous permettant de collecter les données salariales dont nous avons besoin.

Une fois les données collectées, le traitement statistique est ensuite réalisé par un expert statisticien indépendant et en toute confidentialité.

Echantillon des entreprises enquêtées

1. Quel est le profil des entreprises du panel Enquêtés 2021-2022 ?

Les entreprises qui ont participé à l’enquête se répartissent de la façon suivante

Effectif des entreprises de l’enquête
Mini 1er décile 1er quartile Médian 3e quartile 9e décile Maxi
20 41 72 154 294 589 20 778
Chiffre d’affaires (en millions d’euros)
Mini 1er décile 1er quartile Médian 3e quartile 9e décile Maxi
1 5 15 31 86 202 7 307

Toutes les données ont fait l’objet de contrôles de véracité et de cohérence auprès des entreprises sondées.

Seules les données jugées les plus fiables, caractéristiques et significatives, ont été retenues.
Ce sont ces données – et elles seules – qui constituent la base de référence du moteur de recherche salaires vous garantissant ainsi une très grande fiabilité des résultats.

Principales observations de l’enquête Salaires

1. Quelle est l’incidence de l’âge sur la rémunération ?

 

Les données ci-dessous marquent très clairement l’incidence de l’âge sur la rémunération.

L’indice 100 représente la médiane des rémunérations observées pour la première tranche d’âge retenue (moins de 23 ans). Année après année, les écarts se réduisent entre les tranches d’âge. L’an dernier, l’écart maximal était de 150 % et désormais il est de 144 %. La progression salariale au cours de la carrière se fait de moins en moins rapidement. La rémunération progresse de façon sensible entre 25 et 40 ans avant de stabiliser sur la suite de la carrière.

Cette année, l’écart maximal par rapport à la base 100 concerne les salariés qui ont 46 ans et plus. Ils sont talonnés par les 41 – 45 ans. Pour les premiers, la rémunération globale, en médiane, correspond à 144 % de celle de leurs collègues les plus jeunes de l’entreprise.

Tranches d’âge Médianes de rémunérations globales
23 ans et moins 100
24-25 ans 110
26-27 ans 117
28-30 ans 123
31-35 ans 129
36-40 ans 136
41-45 ans 143
46 et + 144

2.Quelle est l’incidence de l’ancienneté sur la rémunération ?

En France, de nombreuses entreprises ont des systèmes de primes d’ancienneté, conventionnels ou non.

L’évolution des rémunérations globales en fonction de l’ancienneté des salariés dans l’entreprise est examinée ci-après, sans distinction de fonctions.

L’indice 100 correspond à la médiane des rémunérations pratiquées pour des titulaires ayant de un à cinq ans d’ancienneté dans leur entreprise.

Ancienneté dans l’entreprise Médianes de rémunérations globales
5 ans et moins 100
6 à 10 ans 112
11 à 15 ans 115
16 à 20 ans 120
21 à 25 ans 125
26 à 30 ans 127
31 ans et + 125

 

Pour l’enquête 2021, l’écart maximal à la base 100 se situe chez les salariés qui ont entre 26 à 30 ans d’ancienneté, ils gagnent en médiane une rémunération globale 27 % plus élevée que celle de leurs collègues ayant moins de 5 ans d’ancienneté. Après 20 ans de carrière, il n’y a quasiment plus de progression pour la rémunération globale.

L’ancienneté a une incidence notablement plus faible sur les niveaux de rémunération que l’âge.
Le gain global intègre, surtout pour les cadres, les actions d’individualisation des salaires et de désindexation qui tendent, dans l’ensemble, à atténuer le poids de l’ancienneté.

3. Quelles sont les regroupements de régions dans l’enquête ?

Onze regroupements de région ont été réalisés pour le Guide des salaires. Ils permettent d’établir des coefficients qui pondèrent les rémunérations à la hausse ou à la baisse. Ils sont recalculés d’après les données récoltées lors de l’enquête annuelle.

Régions Incidence moyenne sur les rémunérations
Alsace / Lorraine 1,01
Aquitaine 0,93
Auvergne / Limousin 0,88
Basse-Normandie / Haute-Normandie 0,92
Bretagne / Pays de la Loire 0,94
Poitou-Charentes / Centre 0,97
Bourgogne / Franche-Comté 0,96
Languedoc / Midi-Pyrénées 1,06
Nord-Pas-de-Calais / Picardie / Champagne-Ardenne 0,93
Île-de-France 1,22
Rhône-Alpes / Provence-Alpes-Côte d’Azur 0,96